Emmanuel Macron tente d’imposer des règles à ses soutiens

March 28 2017

Le leader d’En marche! s’efforce de dissiper les doutes sur sa capacité à réunir une majorité s’il était élu président.

Le règlement intérieur a changé. Jusqu’alors ouvert à tous les ralliements – de droite, de gauche, du centre, des écolos et d’ailleurs -, Emmanuel Macron a sérieusement durci les conditions d’accès à son mouvement politique En marche!. «Tous les soutiens sont les bienvenus, mais aucun soutien ne m’empêchera de réformer ou d’avancer. Un soutien vaut une voix, pas une investiture, pas une participation à la campagne et pas une modification de notre programme», a-t-il mis en garde lors d’une conférence de presse convoquée dans l’urgence mardi.

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Ces derniers jours, les adversaires d’Emmanuel Macron ont instillé le doute sur sa capacité, s’il était élu en mai, à rassembler une majorité derrière lui lors des prochaines élections législatives. «Il ne faut pas penser que la prochaine élection présidentielle va régler la crise. Elle risque au contraire de l’aggraver puisque Emmanuel Macron ne pourra compter, dans le meilleur des cas, que sur 100 à 120 députés, expliquait ainsi la semaine dernière un ministre fidèle au chef de l’État. Il devra bien s’appuyer sur quelqu’un pour réunir une majorité.» L’idée en vogue au PS consiste à parier sur l’après-présidentielle pour tenter de s’imposer comme la force d’appui parlementaire indispensable à Emmanuel Macron.

«C’est le vieil appareil socialiste qui essaye d’organiser sa survie, assure l’un de ses proches. Si le PS perd des élus, il perd les subventions qui vont avec et se retrouve menacé de disparition.» D’où la contre-attaque d’Emmanuel Macron et le durcissement des conditions d’entrée chez En marche!.

Grandes manœuvres socialistes – Finie la tolérance sur la double appartenance possible à son mouvement politique et à un autre parti. «Chacun de nos candidats sera investi sous la bannière de la majorité présidentielle et non d’une étiquette ancienne et devra se rattacher politiquement et administrativement à cette majorité», a-t-il expliqué. De quoi flécher directement les subventions publiques liées aux mandats vers les caisses d’En marche!.

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